Le Festival

Depuis sa création en 1979, le Rhino Jazz (s) Festival n’a de cesse de créer l’événement dans le monde des musiques de jazz (s). Le Rhino prend en considération les jazz (s), du blues, à la soul en passant par un soupçon de rock, il y en a pour tous les goûts. De Lyon à Firminy, en passant par Vienne et Saint-Étienne, le festival offre, chaque année, plus d’une cinquantaine de concerts.


 

Le jazz «  déconfiné  »

En quarante-deux ans d’existence, jamais le Festival ne se sera construit dans de si étranges conditions puisque sa programmation qui se dessine formellement au printemps aura vécu l’incertitude due à la pandémie. Tandis que tous ses homologues estivaux ont dû déclarer forfait, le Rhino, qui leur exprime sa pleine solidarité, a placé ses espoirs sur sa tenue automnale en ayant le courage de maintenir ses projets même si une dizaine d’entre eux doivent être reportés à l’an prochain -notamment ceux concernant des artistes américains- Ibrahim Maalouf prévu quant à lui au Zénith étant décalé au mois de mai. Alors bien sûr, cette édition ne sera pas tout à fait « normale » puisque, à l’heure où nous écrivons ces lignes, nul ne peut présager du contexte sanitaire à venir, mais il est évident que toutes les mesures spéciales et nécessaires seront prises pour que public et artistes se retrouvent enfin après ces longs mois d’abstinence , dans les conditions les plus sereines et sécures pour partager le bonheur des concerts live et ce commun amour du jazz.

Un déconfinement vigilant et responsable pour une programmation qui justement avait prévu, bien avant l’émergence du coronavirus, d’inscrire cette année en fil rouge de sa direction artistique, le cheminement opéré depuis les années 60-70 par le jazz vers la pop et le rock , et souligner les partages et accointances réciproques nés de ce décloisonnement progressif. Ou quand le jazz, genre bien spécifique, a entamé sa mutation pour se « déconfiner ». Evénement phare de cette édition, le Grand Barouf du Rhino à la Grande Usine Créative célébrera du 5 au 18 octobrece virage révolutionnaire dans l’Histoire de la musique à grand renfort de propositions à la fois musicales et iconographiques sous toutes ses formes. Nous retrouverons aussi cette thématique particulière au cœur de la programmation comme, par exemple, avec Pierce Faccini (néo-folk), A Polylogue from Sila (néo-soul electro) . Autres formes de jazz « déconfiné » sont également au menu (funk, manouche, vocal, world, baroque…) de cette édition n ° 42 qui pour le coup n’a jamais autant été ligérienne, et qui se fait toujours fort offrir des moments très intimistes (les solos de la harpiste Laura Perrudin , du violoncelliste Guillaume Latil ou du chanteur Lucas Santtana ) aussi rares qu’exceptionnels. La plus belle façon de conjurer ensemble une période qui l’est tout autant.

Michel Clavel
Rédacteur du Rhino Magazine Jazz (s)

   Retrouvez :

L’équipe

Le Rhino

X