Le festival

 

Depuis sa création en 1979, le Rhino Jazz(s) Festival n’a de cesse de créer l’événement dans le monde des musiques de jazz(s). Le Rhino prend en considération les jazz(s), du blues, à la soul en passant par un soupçon de rock, il y en a pour tous les goûts. De Lyon à Firminy, en passant par Vienne et Saint-Etienne, le festival offre, chaque année, plus d’une cinquantaine de concerts.


Les Rhino’s  Héros
Quarante ans que ça dure. Quarante ans que le Festival  de la vallée du Gier étire sa corne depuis la Loire jusqu’à Lyon pour diffuser le jazz sur des communes de plus en plus nombreuses. Pluralité des lieux, des styles et des publics, fidélité aussi des équipes d’organisation, des artistes avec lesquels des liens se sont noués et bien sûr des milliers de spectateurs toujours à l’affût de ce que ce grand rendez-vous d’automne offre en matière de jazz dans un judicieux mélange de références iconiques et de nouveaux venus à découvrir loin des sentiers battus, sans jamais céder aux modes ni aux facilités commerciales. Tout en gardant l’état d’esprit initial, au Festival se mêle exigence artistique et convivialité dans un souci de large accessibilité au plus grand nombre. En phase avec son temps tout au long de ces quatre décennies, le Rhino Festival a su mettre un pluriel à Jazz(s) tant le genre s’est décloisonné en se métissant aux musiques d’un vaste monde, melting-pot de cultures partagées sans barrière ni frontière.

Plus que jamais, le Rhino Jazz(s) Festival est International, avec pour cette édition charnière pas moins de quatorze nationalités réunies. Quarante ans et tout autant de concerts-bougies pour entendre des pianistes cubain, italien ou azerbaïdjanais, des guitaristes malgaches, un accordéoniste bosniaque, un contrebassiste colombien, une bassiste polonaise ou un oudiste syrien, des percussionnistes d’Afrique du Sud, des chanteurs et chanteuses américain, haïtien, angolais, nigérian ou camerounais. Avec une belle cerise sur le gâteau d’anniversaire puisque le second acte de l’hommage entamé l’an dernier en l’honneur de David Bowie propose encore -outre une fabuleuse expo inédite- deux créations mondiales autour de son répertoire, l’une acoustique et intimiste, l’autre symphonique qui verra une pléiade d’artistes communier dans un spectacle unique et jamais vu : un festival de jazz qui produit dans l’enceinte d’un opéra un concert symphonique consacré à un mythe de la pop-rock, voilà bien résumé tout ce qui fait la singularité du Rhino. Artistes et publics, notoires ou méconnus, tous héros l’espace d’un soir d’un festival à la quarantaine rugissante. We could be heroes, just for one day

Michel Clavel
Rédacteur du Rhino Jazz(s) Magazine