J octobre 2020

04octobre17 h 30Raphaël Imbert trio « Bach Coltrane » (FRA)

Détails du concert

Billetterie

Genilac / Église // Dimanche 4 octobre / 17h30

• Plein tarif : 15 € | • Tarif réduit : 12 € (Chômeurs, étudiants, moins de 18 ans, Pass Région)

La spiritualité mystique du jazz-baroque

On pourrait se demander quel rapport existe entre le cantor du XVIIe Jean-Sébastien Bach et la figure novatrice et légendaire du jazz new-yorkais John Coltrane (1926-1967) si le perpétuel explorateur Raphaël Imbert ne s’était penché sur la question. Saxophoniste spécialisé dans les musiques improvisées et chantre de la créativité musicale au Conservatoire de Marseille, celui qui nous avait enchantés au Rhino 2016 avec son Music is my Home s’est toujours passionné pour la spiritualité de la musique afro-américaine. Déjà en 2007, il s’était penché sur les liens insoupçonnés existant entre ces deux génies aux œuvres aussi mythiques que mystiques pour constater avec étonnement à quel point les racines de ces deux univers à priori antinomiques sont semblables, établissant malgré la différence d’époque la connivence probante entre baroque et jazz. S’il s’amuse du regard dubitatif d’un public venant des deux genres et d’abord curieux avant d’être fasciné, c’est qu’au-delà du temps et de l’espace, il réussit à souligner les parentés de Bach et Coltrane en ayant décelé chez eux la même trame de liturgie luthérienne, fil présent dans les thèmes des deux créateurs. En mettant en valeur les rapports dynamiques partagés par le baroque et le jazz, Imbert fait surgir une résonance inouïe entre les deux, réhabilitant d’une part le Bach improvisateur (même si sa musique semble très écrite) et le Coltrane compositeur, surtout dans sa dernière période avec « Love Suprême ». En résulte une fusion osée créant un dialogue qui montre les rapprochements entre le répertoire afro-américain et la musique classique européenne. Pour inventer sa propre cohérence esthétique, le sax tout en poésie s’entoure de l’organiste et complice du projet André Rossi du CNR marseillais, qui donne toute sa dimension historique et authentique au son (surtout dans une petite église comme Genilac), et du percussionniste et chanteur Jean-Luc Di Fraya tout en fines nuances pour rythmer ce voyage onirique à la magie intemporelle.

Raphaël Imbert : Saxophones
André Rossi : Orgue
Jean-Luc Di Fraya : Percussions

Photo : ©DR

En partenariat avec la commune de Genilac

 
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Heure

(Dimanche) 17 h 30

Lieu

Eglise

42800 Genilac

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