yves gardes - collectionneur

C’est en 1983 que Yves Gardes entendit pour la première fois la voix et les chansons de David Bowie, c’était à Saint Etienne à l’époque de Let’s Dance. Le jeune garçon de 13/14 ans fut immédiatement intrigué par ce chanteur « maniéré et très fin », comme il s’en rappelle, qu’il découvrait alors aussi via les clips qui passaient en boucle sur les premières chaines TV musicales. Voulant en savoir un peu plus sur cet artiste « tellement différent des autres », il se mit à écouter d’autres disques de ce personnage qui commençait sérieusement à le fasciner : Low, Scary Monsters, Pin Ups, ainsi qu’une compilation réunissant des morceaux datant des années 60… Rapidement, il s’intéressa aux autres albums du créateur aux multiples facettes mais aussi aux très nombreux 45T qui jalonnent sa carrière.
« C’est ainsi qu’est née ma collection », explique-t-il aujourd’hui.

Une collection qui sera montrée à l’exposition Bowie Odyssée et qui est en premier lieu composée de 45T sortis en France à diverses époques. « Je possède tous les pressages édités dans notre pays, certains d’entre eux existent en deux ou trois versions différentes. Avec des pochettes de couleurs diversifiées, des photos qui ne sont pas les mêmes ou des codes prix qui diffèrent selon leur date de parution ». Depuis quelques années, Yves Gardes s’est aussi mis à collectionner des 45T venus d’autres pays, USA, Japon… « Une passion sans fin », résume-t-il.
Aujourd’hui, il possède environ entre quatre cent cinquante et cinq cent 45T, dont un tiers sont des parutions hexagonales. Il a aussi avec le temps accumulé beaucoup de magazines, des tickets de concerts et « autres babioles » comme il les définit avec humour…

Sur le site de l’ancienne Manufacture de Saint Etienne, il présentera tous ses 45T édités en France, bien sûr, mais aussi un choix de pressages vinyle en couleur rares, de magazines français qui ont mis David Bowie en couverture. Il prévoit d’amener sur le site autour de 250 pièces… « Mais je peux aussi en apporter d’autres, car j’ai de la matière pour le faire… Je continue en effet de traquer la pièce rare que je n’ai pas encore ! ».

Eric Tandy
Commissaire d’exposition