Rhino Jazz(s) : 40 ans Jazz(s)

L’histoire du Rhino-Jazz est intimement lié à son président Jean-Paul Chazalon : « Souvent le hasard se présente, on monte dans le train. Le Rhino n’est pas l’histoire d’un seul homme, mais de centaines ».

Ainsi commence l’histoire du premier festival de jazz. Nous sommes en 1977, Jean-Paul Chazalon est passionné de jazz, le maire de l’époque de Rive-de-Gier souhaite la création d’un festival sur la ville. Tout se met en place rapidement en compagnie du musicien Maurice Merle, et avec une somme allouée par la municipalité. Deux jours de festival en janvier 1979 lancent l’aventure : « Nous n’avions aucune perspective de durée. Mais le public a répondu présent et les bénévoles aussi. Si le festival continue aujourd’hui c’est aussi grâce à leur soutien, à celui des collectivités, des partenaires et des médias » lance le président.

En 2008, l’équipe de Jean-Paul Chazalon quitte la cité ripagérienne pour installer ses bureaux au château du Jarez. « Je n’ai pas envie de m’étaler sur ce déménagement. Hier, à Rive de Gier, aujourd’hui nous sommes très bien ici », lâche-t-il. En quarante années, le festival s’est répandu rapidement aux villes et villages de la vallée du Gier et plus loin, pour rayonner aujourd’hui sur une trentaine de communes. « Je pense que les gens apprécient notre audace d’esthétique musicale, c’est l’image de marque du festival. Depuis le début, le public vient de toutes les régions pour assister aux spectacles. L’élargissement du territoire a également permis l’élargissement des musiques », précise le président.

La manifestation touche aujourd’hui, un plus large public, l’équipe autour du président a pris de l’ampleur. Le festival salarie six personnes.

Pour sa quarantième édition, Rhino Jazz(s) présentera en octobre deux grosses créations musicales autour des musiques de Bowie, fil rouge de ces deux dernières années. Une exposition unique de plus de 600 objets dédiés à la star, sera notamment programmée sur le site de la manufacture de Saint-Etienne.

Françoise Liogier, Le Progrès